se dit dans l'Artillerie d'un assemblage de plusieurs tonneaux attachés ensemble, dans lesquels on met la poudre destinée pour la chasse, et qui tournant par le moyen d'un moulin, la remuent de manière qu'elle devient lustrée, plus ronde, et d'un grain plus égal que la poudre de guerre.

LISSOIR de devant, terme de Charron. C'est un morceau de bois long de quatre à cinq pieds, de l'épaisseur d'un pied, qui sert à supporter le train de devant. Voyez les Pl. du Sellier.

Lissoir de derrière ; c'est une pièce de bois de la largeur environ d'un pied, sur deux pieds d'épaisseur et cinq pieds de longueur, dont la face de dessous est creusée pour y faire entrer l'essieu des grandes roues. A la face en-dehors sont attachés presque à chaque bout les crics qui portent les suspentes ; et à la face d'en haut, un peu à côté des crics, sont placées les mortaises pour enchâsser les moutons. Voyez les Pl. du Sellier.



LISSOIR, outil de Gainier en gros ouvrage. C'est une planche de cuivre de la largeur de six pouces ; carrée par en bas et ronde par en haut, qui sert aux Gainiers en gros ouvrages pour passer par-dessus les peaux dont ils se servent pour couvrir les caisses qu'ils font, pour les unir et empêcher que la colle ne soit plus d'un côté que de l'autre. Voyez les Planches du Gainier.