S. m. (Horlogerie) en général, signifie en mécanique la manière dont les dents d'une roue entrent dans les ailes d'un pignon, et dont elles agissent sur ces ailes pour le faire tourner. Voyez DENT, ROUE, PIGNON, AILE, etc.

C'est une chose d'une grande importance dans les machines, que la perfection des engrenages. Car s'ils ne sont pas faits avec précision, il en résulte de grands frottements, beaucoup d'usure, et quelquefois même des arrêts. Comme ceci est traité plus au long à l'article DENT, nous y renvoyons.



Deux grands défauts qu'on doit éviter dans un engrenage, c'est qu'il soit trop fort ou trop faible. Dans le premier cas, les dents de la roue sont sujettes à quoter, c'est-à-dire, que les deux pointes de deux dents voisines vont toucher les deux faces opposées des deux ailes du pignon ; de sorte que ni la roue ni le pignon ne peuvent se mouvoir. Dans le second, les extrémités des ailes du pignon sont sujettes à toucher et à arcbouter lorsqu'elle se présente à la dent qui les doit pousser ; d'où il résulte très-souvent des arrêts : il est à propos même de remarquer que c'est le défaut le plus ordinaire des engrenages. Ces deux défauts ont encore un autre inconvénient ; c'est qu'il est impossible que la roue mène le pignon uniformément, avantage très-important dans un engrenage ; car sans cela, dans une montre par exemple, les roues agissant sur les pignons, tantôt plus, tantôt moins avantageusement ; on est forcé d'employer une puissance capable de vaincre les résistances des frottements, etc. dans les cas les plus désavantageux de l'action des roues sur les pignons, et par conséquent supérieure, et quelquefois de beaucoup, à celle que l'on aurait employée si cette action s'était faite uniformément. Voyez CHUTE, ENGRENER.

Les engrenages sont sujets à varier, et surtout à devenir plus faibles, par l'usure des trous dans lesquels roulent les pivots des roues et des pignons ; mais c'est à quoi on doit tâcher de remedier par la disposition respective de ces roues. Voyez CALIBRE. (T)

* ENGRENAGE, machine à (Horlogerie) C'est une machine à l'aide de laquelle on résout avec facilité le problème qui aurait l'énoncé suivant. Une roue à dent étant donnée de position, trouver tous les points sur lesquels le centre d'une autre roue étant placé, elles feront l'une avec l'autre un engrenage déterminé.

Voyez cet instrument parmi ceux de l'Horlogerie, fig. 75. les parties A B b a, A B b a, sont assemblées et se meuvent librement sur l'axe B b qui les traverse ; elles forment toujours dans quelque position qu'elles soient deux angles égaux A A B, a a b. Les baguettes de fer ou parties C c, et C c, sont parallèles et mobiles horizontalement. Pour résoudre le problème, soit le pignon d pris entre les baguettes c c ; ouvrez l'angle A A B à discrétion ; prenez la roue D entre les baguettes C, C ; rendez les baguettes immobiles, par le moyen des vis A, A, a, a ; refermez l'angle A A B jusqu'à-ce que la roue D fasse avec le pignon d, ou le pignon d avec la roue D, l'engrenage cherché. Fixez alors l'angle A A B, en serrant la vis E sur le quart du cercle qui traverse les branches a b, a b. Cela fait, portez l'extrémité C sur un plan en quelque point donné ; et de ce point C comme centre, et de l'intervalle C c, décrivez avec l'extrémité c une circonférence. Il est évident que si le centre du pignon d est placé sur cette circonférence en quelque point que ce sait, il formera l'engrenage cherché avec la roue D donnée de position. Ou du point c donné sur un plan, du centre c et de l'intervalle C c, décrivez avec l'extrémité C une circonférence. Il est évident que si le centre de la roue D est placé sur cette circonférence en quelque point que ce sait, elle formera l'engrenage cherché avec le pignon d ; qui dans ce cas est donné de position.