(Géographie ancienne) ville maritime dans la Lycie, sur les confins de la Pamphylie, près d'une montagne nommée Climan, selon Strabon, l. XIV. p. 666. Pomponius Mela, l. I. ch. xiv. prétend qu'elle avait été bâtie par Mopsus. Etienne le géographe dit qu'on l'appela premièrement Petyussa, et ensuite Pharsalus. Elle subsistait d'elle-même, et n'entrait point en communauté avec les Lyciens.

Ce fut l'une des villes qui s'enrichirent le plus des pirateries des Ciliciens ; et Florus nous apprend que c'est par cette raison qu'elle fut ruinée par Publius Servilius après les victoires qu'il remporta sur ces corsaires. Phaselim, dit cet historien, et Olympon evertit, Isaurumque, ipsam arcem Ciliciae ; elle était dans un pitoyable état lorsque Pompée y aborda après la bataille de Pharsale, car Lucain, l. VIII. raconte qu'il y avait plus de gens dans le vaisseau de Pompée que dans cette ville.



Te primum parva Phaseli

Magnus adit, nam te metui vetat incola rarus,

Exhaustaeque domus populis, majorque carinae

Quam tua turba fuit.

Ainsi quand Strabon, qui vivait après Pompée, parle de Phaselis comme d'une ville considérable, et à trois ports, il avait égard apparemment à ce qu'elle avait été ; mais il aurait dû ne pas s'exprimer au temps présent, car il n'y a point d'apparence que depuis la bataille de Pharsale jusqu'au temps de Strabon cette ville eut été rétablie.

Elle pouvait néanmoins toujours se vanter d'avoir été le lieu de la naissance et du mausolée de Théodecte, contemporain d'Aristote, un des plus beaux hommes de son temps ; mais la beauté de l'esprit surpassait en lui celle du corps. Il était également grand poète, et grand orateur. Il avait fait cinquante tragédies et plusieurs oraisons qui toutes ont péri. (D.J.)