(Géographie ancienne) fleuve que Ptolémée, l. V. c. IXe Pline, l. III. c. IIIe et la plupart des anciens géographes donnent pour la borne de l'Europe et de l'Asie. Il était appelé Sylus ou Silis par les habitants du pays, selon Pline, l. VI. c. VIIe et Eustathe, l'auteur du livre des fleuves et des montagnes, dit, qu'avant d'avoir le nom de Tanaïs, il avait celui d'Amazonius. Le nom moderne est le Don, les Italiens l'appellent Tana ; on lui a quelquefois donné le nom de Danube, ce qui n'est pas surprenant ; puisque ceux du pays donnent indifféremment le nom de Don au Danube et au Tanaïs ; Ciofanus dit que les habitants du pays appellent ce fleuve Amétine ; on doit s'en rapporter à son témoignage. Ptolémée et Pline disent que le Tanaïs prend sa source dans les monts Riphées ; il aurait mieux valu dire dans les forêts Riphées ; car il n'y a point de montagnes vers la source du Don, mais bien de vastes forêts.



Le Don est maintenant un fleuve de la Russie, qui vient du Ressan, et tombe dans la mer Noire, au-dessous d'Asoph, dans la Turquie européane, après un cours de plus de trois cent lieues.

La ville d'Asoph est aussi nommée Tanaïs par Ptolémée, l. III. c. Ve Etienne le géographe lui donne le titre d'entrepôt. Enfin, les peuples de la Sarmatie européane qui habitaient sur le bord du Tanaïs, dans l'endroit où ce fleuve se courbe, sont nommés Tanaïtae par le même Ptolémée. (D.J.)