S. m. (Astronomie et Géographie) grand cercle de la sphère qui la divise en deux parties ou hémisphères, dont l'un est supérieur et visible, et l'autre inférieur et invisible. Voyez CERCLE et HEMISPHERE.

Ce mot est purement grec, et signifie à la lettre finissant ou bornant la vue, du verbe , termino, definio, je limite, je borne ; aussi l'appele-t-on en latin finitor. Voyez FINITEUR.



L'horizon, vrai ou astronomique, que l'on nomme aussi horizon rationnel, ou même absolument horizon, est un grand cercle dont le plan passe par le centre de la terre, et qui a pour pôle le zénith et le nadir. Il divise la sphère en deux parties égales ou hémisphères.

Tel est le cercle représenté par H R, (Pl. astron. fig. 52.) dont les pôles sont le zénith Z, et le nadir N ; d'où il suit que les divers points de l'horizon sont éloignés de 90 deg. du zénith et du nadir. Voyez ZENITH et NADIR.

Le méridien et les cercles verticaux coupent l'horizon rationnel à angle droit et en deux parties égales. Voyez MERIDIEN et CERCLE VERTICAL.

L'horizon visuel est un petit cercle de la sphère, comme H R, qui sépare la partie visible de la sphère de l'invisible.

Il a pour pôle le zénith et le nadir, ce qui fait qu'il est parallèle à l'horizon rationnel. Il est aussi coupé à angles droits, et en deux parties égales par les cercles verticaux.

L'horizon visuel se divise en oriental et en occidental.

L'horizon oriental est cette partie de l'horizon, où les corps célestes paraissent se lever. Voyez LEVER.

L'horizon occidental est la partie de l'horizon, où les astres paraissent se coucher. Voyez COUCHER.

Il est visible que l'horizon oriental et occidental changent selon la distance de l'astre au zénith, et selon sa distance de l'équateur. Car les points de l'horizon oriental et de l'occidental sont ceux où l'horizon est coupé par le cercle parallèle à l'équateur que l'astre décrit ; ainsi on voit que ces points doivent changer, selon que ce cercle est plus ou moins éloigné de l'équateur, et situé plus ou moins obliquement par rapport au zénith.

Horison, en terme de Géographie, est un cercle qui rase la surface de la terre, et qui sépare la partie visible de la terre et des cieux, de celle qui est invisible. Voyez TERRE.

La hauteur ou l'élévation de quelque point que ce soit de la sphère, c'est l'arc d'un cercle vertical, compris entre ce point et l'horizon sensible. Voyez HAUTEUR et ÉLEVATION.

On l'appelle horizon sensible, pour le distinguer de l'horizon rationnel, qui passe par le centre de la terre, comme nous l'avons déjà observé ; car nous devons rapporter tous les phénomènes célestes à une surface sphérique qui ait pour centre celui de la terre, et non le lieu qu'occupe l'oeil. Il est vrai que ces deux horizons étant continués jusqu'aux étoiles fixes se confondent ensemble, et qu'ainsi la terre comparée à la sphère des étoiles fixes n'étant qu'un point, il doit s'en suivre que des cercles qui ne seront distants relativement aux étoiles que d'un intervalle qui diffère à peine d'un point imperceptible, doivent être regardés comme ne faisant qu'un seul et même cercle ; mais il n'en est pas de même par rapport à la lune et aux planètes les plus proches de la terre : c'est pourquoi la distinction des deux horizons est nécessaire à cet égard.

On entend quelquefois par horizon sensible un cercle qui détermine la portion de la surface de la terre, que nous pouvons découvrir de nos yeux ; on l'appelle aussi horizon physique.

On dit, dans ce sens, un horizon borné, un horizon étendu. Pour trouver l'étendue de l'horizon, ou jusqu'à quel point la vue d'un homme peut s'étendre, en supposant la terre un globe sans inégalités et tel que la vue ne puisse être arrêtée par aucune éminence étrangère, il ne faut que savoir les règles ordinaires de la Trigonométrie et le calcul des triangles rectangles. Supposons, par exemple, que A H B (Pl. géograph. fig. 8.) soit un grand cercle du globe terrestre, C son centre, H C son rayon, et E la hauteur de l'oeil ; il est évident que la partie visible de la surface de la terre est terminée du côté de H par le rayon E H, qui touche la terre en H. Ainsi, puisque H E est une tangente, il s'ensuit que l'angle H sera droit : on connait donc H C qui est le rayon de la terre, et dont on a la valeur en taises ou en pieds, C E est la même longueur H C, à laquelle on ajoute la hauteur de l'oeil, et E H C l'angle droit opposé.

Ces trois parties connues, il est aisé maintenant de trouver toutes les autres parties du triangle. Voici d'abord la proportion qu'il faut faire pour trouver l'angle C, et ensuite le côté H E.

Comme le côté C E est au sinus de l'angle droit H, de même le côté H C est au sinus de l'angle E, dont la valeur étant retranchée de 90 deg. donnera celle de l'angle C. On dira ensuite : comme le sinus de l'angle E est à son côté opposé H C, ou bien comme le sinus de l'angle H est à son côté opposé C E, de même le sinus de l'angle C est au sinus E H, qui est l'horizon visible que l'on cherche. Wolf et Chambers. (E)

HORISON, en Peinture, est la ligne qui termine sur le ciel, tous les lointains aquatiques ou terrestres, de façon qu'elle les distingue du ciel, où ils semblent néanmoins toucher.