S. f. iconographia, (Antiquité) description des images ou statues antiques de marbre et de bronze, des bustes, des demi-bustes, des dieux pénates, des peintures à fresque, des mosaïques et des miniatures anciennes. Voyez ANTIQUE, STATUE, etc.
S. m. pl. (Antiquité) certains ministres de Mithras, c'est-à-dire du soleil, que les Perses adoraient sous ce nom. Le mot hiérocoraces signifie corbeaux sacrés, parce que les prêtres du soleil portaient des vêtements qui avaient quelque rapport par leur couleur, ou d'une autre manière, à ces oiseaux dont les Grecs en conséquence leur donnèrent le nom. (D.J.)
(Antiquité) porte de Rome située sur le mont Viminal, et qui fut appelée porte januale, à l'occasion d'un prétendu miracle que Janus opéra dans cet endroit, en faveur des Romains contre les Sabins. Ovide embellit ce conte populaire de toutes les grâces de la Poésie ; voyez-le. (D.J.)
S. f. pl. (Antiquité) fêtes que célébraient chez les Messéniens ceux qui avaient tué cent ennemis à la guerre. Ce mot est composé de , cent, et , je tue. Ils offraient après cet explait un sacrifice du même nom. Pausanias, l. IV. rapporte d'Aristodème ou Aristomède de Corinthe, qu'il offrit jusqu'à trois sacrifices de ce genre, mais Plutarque révoque en doute cette triple hécatonphonie. (D.J.)
S. m. (Antiquité) statue de Mercure, avec une tête d'Harpocrate. Cette statue a des pieds et des mains, puisqu'elle a des ailes aux talons, ce qui designe Mercure, et qu'elle met le doigt sur la bouche, symbole d'Harpocrate. Il y a des hermès qui nous représentent Harpocrate, assis sur une fleur de lotus, tenant le caducée d'une main, et portant le fruit de pêcher sur la tête. M. Spon, qui parle des Hermharpocrates dans ses Recherches curieuses, dit que les anciens ont peut-être voulu nous apprendre par cette figure, que le silence est quelquefois éloquent, Mercure étant le dieu de l'éloquence et Harpocrate celui du silence. (D.J.)