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Encyclopédie de Diderot
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BAISE-MAIN

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Écrit par : François-Vincent Toussaint (H)
Catégorie : Histoire ancienne & moderne
S. m. (Histoire ancienne et moderne) marque d'honneur ou de respect presqu'universellement répandue par toute la terre, et qui a été également partagée entre la religion et la société. Dès les temps les plus reculés, on saluait le soleil, la lune, et les étoiles, en baisant la main. Job se défend de cette superstition : si vidi solem.... aut lunam.... et osculatus sum manum meam ore meo. On rendait le même honneur à Baal. Lucien, après avoir parlé des différentes sortes de sacrifices que les personnes riches offraient aux dieux, ajoute que les pauvres les adoraient par de simples baise-mains. Pline de son temps mettait cette même coutume au nombre des usages dont on ignorait l'origine : In adorando, dit-il, dexteram ad osculum referimus. Dans l'Eglise même, les évêques et les officiants donnent leur main à baiser aux autres ministres qui les servent à l'autel.


Création : 1 Janvier 1752
Clics : 3645

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COOPTATION

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Écrit par : Denis Diderot (*)
Catégorie : Histoire ancienne & moderne
S. f. (Histoire ancienne et moderne) manière dont quelques corps peuvent s'associer des membres, lorsqu'il y a des places vacantes. Les augures, les pontifes se choisissaient anciennement des collègues par cooptation. Aujourd'hui l'université a quelquefois conféré des dignités réservées pour ceux qui avaient acquis le droit de les remplir par des études faites en son sein, à des étrangers à qui elle semblait accorder des dispenses de formalités en faveur d'un mérite extraordinaire. Ainsi la cooptation est proprement une nomination extraordinaire et sans préjudice pour l'avenir, accompagnée de dispense. On a fait de cooptation coopter, qui a le même sens. Voyez AUGURES, PONTIFES, ETUDES, UNIVERSITE, NOMINATION.

Création : 1 Janvier 1752
Clics : 1428

CRUCIFIEMENT

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Écrit par : Auteur anonyme
Catégorie : Histoire ancienne & moderne
S. m. (Histoire ancienne et moderne) supplice en usage chez les anciens pour faire mourir les criminels condamnés par la justice à ce genre de mort, et qui est encore usité dans quelques contrées de l'Asie.

Les anciens Latins nommaient la croix gabalus ; les Romains l'ont appelée patibulum, et les Grecs . Elle n'a pas eu la même forme chez toutes les nations : d'abord ce n'était qu'un pal ou poteau de bois tout droit sur lequel on attachait le criminel, ou avec des cordes par les bras et par les jambes, ou avec des clous qu'on lui enfonçait dans les mains et dans les pieds, et souvent pour cette exécution on se servait d'un arbre. Mais ordinairement les croix étaient composées de deux pièces de bois qu'on assemblait en trois différentes manières : 1°. en les croisant et formant la figure d'un X, ce que nous appelons encore aujourd'hui croix de S. André : 2°. en plantant une de ces pièces de bois droite, et mettant l'autre en travers au bout de celle-là, ce qui ressemblait à notre lettre T : 3°. en attachant la pièce qui était en-travers un peu au-dessous du bout de la pièce droite, et c'est de cette dernière figure qu'était la croix où Jesus-Christ fut attaché, comme on l'infère de l'inscription que Pilate fit mettre au-dessus, et du concert de tous les Historiens.


Création : 1 Janvier 1752
Clics : 1954

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DIADEME

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Écrit par : Marc-Antoine Eidous (V)
Catégorie : Histoire ancienne & moderne
S. m. (Histoire ancienne et moderne) terme qui vient du grec : ç'a été dans les premiers temps la marque de la dignité royale ; on s'en est servi dans presque toutes les anciennes monarchies, mais avec quelques différences. C'était une bande de couleur blanche, que l'on ceignait autour de la tête ; ce qui n'empêchait pas que les souverains n'eussent une couronne avec le diadème. On prétend que Bacchus ayant vaincu les Indiens, voulut revenir des Indes en triomphe monté sur un éléphant ; et comme victorieux, qu'il fut le premier qui se servit du diadème. Selon Pline, en son histoire, livre VII. les rois de Perse et d'Arménie joignaient cet ornement à leurs cydaris et à leurs tiares, coiffures de tête particulières aux souverains de ces contrées. Le diadème n'était pas toujours de couleur blanche : mais quelquefois rouge ou bleu, et cependant avec quelques filets de blanc. On voit que les Parthes qui par vanité se disaient les rois des rais, se servaient d'un double diadème pour marquer leur double supériorité. Le diadème de Darius était pourpre et blanc ; Alexandre fut si glorieux d'avoir vaincu ce roi des Perses, qu'il voulut orner sa tête du diadème de ce prince. Tous les successeurs d'Alexandre ne manquèrent pas, en qualité de rais, de se servir du même ornement avec lequel on les voit gravés sur leurs médailles. Aussi-tôt que les Romains eurent chassé leurs rais, ils prirent si fort le diadème en aversion, que c'était se rendre criminel d'état que d'en porter un, eut-ce été à la jambe en forme de jarretière. C'est ce qui rendit Pompée suspect à ses concitoyens ; parce qu'il portait des jarretières blanches. On craignait que par-là il ne voulut aspirer à la souveraine autorité, ou pour parler le langage romain, qu'il n'ambitionnât la tyrannie. Mais après que Rome fut soumise aux empereurs, les peuples devinrent moins ombrageux ; et Aurélius Victor témoigne qu'Aurélien se servit de cet ornement, qui se trouve même sur quelques médailles de cet empereur. Constance Chlore père du grand Constantin, s'en servait aussi. Ce fut vraisemblablement pour faire connaître son pouvoir à des peuples barbares, qui ayant été accoutumés à se soumettre à l'autorité royale, respectaient un prince qui en portait les marques : ce qui s'est continué chez les empereurs, jusque-là même que l'on voit aussi cet ornement sur les médailles des impératrices. Et nos couronnes anciennes et modernes se terminent par le bas en une espèce de diadème ou bande, qui soutient le reste de cette couronne. De dire, comme l'a fait Baronius, que S. Jacques apôtre, évêque de Jérusalem, a porté le diadème, c'est pousser la chose trop loin. Il a porté, comme grand-prêtre dans la religion chrétienne, l'ornement qui était particulier au souverain pontife chez les Juifs. (a)


Création : 1 Octobre 1754
Clics : 2101

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DECENNALES

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Écrit par : Edme-François Mallet (G)
Catégorie : Histoire ancienne & moderne
adj. pr. sub. (Histoire ancienne et moderne) était le nom d'une fête que les empereurs romains célébraient la dixième année de leur règne, et pendant laquelle ils offraient des sacrifices, donnaient au peuple des jeux, lui faisaient des largesses, etc.

Auguste fut le premier auteur de cette coutume, et ses successeurs l'imitèrent.

Pendant la même fête on faisait des vœux pour l'empereur et pour la durée de son empire. On appelait ces vœux vota decennalia. Voyez VOEU.


Création : 1 Octobre 1754
Clics : 1836

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