(Finance) on appelle traitants des gens d'affaires qui se chargent du recouvrement des impôts, qui traitent avec le souverain de toutes sortes de taxes, revenus, projets de finances, etc. moyennant des avances en deniers qu'ils fournissent sur le champ. Ils reçoivent dix à quinze pour cent de leurs avances, et ensuite gagnent un quart, un tiers sur leurs traités. Ces hommes avides et en petit nombre ne sont distingués du peuple que par leurs richesses. C'est chez eux que la France vit pour la première fois en argent ces sortes d'ustensiles domestiques, que les princes du sang royal n'avaient qu'en fer, en cuivre et en étain ; spectacle insultant à la nation. Les richesses qu'ils possèdent, dit l'édit de 1716, sont les dépouilles de nos provinces, la subsistance de nos peuples et le patrimoine de l'état.
S. f. (Finance) espèce de rente viagère qui prit son nom d'un italien nommé Tonti, qui l'imagina. Ce fut en 1653, que fut établie la première tontine en France. Le privilège qu'ont les acquéreurs d'hériter de la portion de ceux qui décedent, était très-propre à engager les particuliers à y employer quelques sommes, et à procurer très-promtement au gouvernement les fonds dont il avait besoin. C'est en effet ce qu'on vit arriver : la tontine dont nous parlons, fut d'un million 25 mille livres de rente, et couta cher à Louis XIV.