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Encyclopédie de Diderot
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE

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Écrit par : Jean le Rond d'Alembert (O)
Catégorie parente: Introduction
Catégorie : Introduction
L'encyclopédie que nous présentons au public, est, comme son titre l'annonce, l'ouvrage d'une société de gens de lettres. Nous croirions pouvoir assurer, si nous n'étions pas du nombre, qu'ils sont tous avantageusement connus, ou dignes de l'être. Mais sans vouloir prévenir un jugement qu'il n'appartient qu'aux savants de porter, il est au moins de notre devoir d'écarter avant toutes choses l'objection la plus capable de nuire au succès d'une si grande entreprise. 

Nous déclarons donc que nous n'avons point eu la témérité de nous charger seuls d'un poids si supérieur à nos forces, et que notre fonction d'éditeurs consiste principalement à mettre en ordre des matériaux dont la partie la plus considérable nous a été entièrement fournie.
Nous avions fait expressément la même déclaration dans le corps du prospectus; mais elle aurait peut-être dû se trouver à la tête. Par cette précaution, nous eussions apparemment répondu d'avance à une foule de gens du monde, et même à quelques gens de lettres, qui nous ont demandé comment deux personnes pouvaient traiter de toutes les sciences et de tous les arts, et qui néanmoins avaient jeté sans doute les yeux sur le prospectus, puisqu'ils ont bien voulu l'honorer de leurs éloges.

Ainsi, le seul moyen d'empêcher sans retour leur objection de reparaitre, c'est d'employer, comme nous faisons ici, les premières lignes de notre ouvrage à la détruire. Ce début est donc uniquement destiné à ceux de nos lecteurs qui ne jugeront pas à propos d'aller plus loin: nous devons aux autres un détail beaucoup plus étendu sur l'exécution de l'encyclopédie: ils le trouveront dans la suite de ce discours, avec les noms de chacun de nos collègues; mais ce détail si important par sa nature et par sa matière, demande à être précédé de quelques réflexions philosophiques.

L'ouvrage dont nous donnons aujourd'hui le premier volume, a deux objets: comme Encyclopédie , il doit exposer autant qu'il est possible, l'ordre et l'enchainement des connaissances humaines: comme Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, il doit contenir sur chaque science et sur chaque art, soit libéral, sait mécanique, les principes généraux qui en sont la base, et les détails les plus essentiels, qui en font le corps et la substance. Ces deux points de vue, d'Encyclopédie et de Dictionnaire raisonné, formeront donc le plan et la division de notre discours préliminaire. Nous allons les envisager, les suivre l'un après l'autre, et rendre compte des moyens par lesquels on a tâché de satisfaire à ce double objet.


Création : 28 Juin 1751

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LUNE

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Écrit par : Auteur anonyme
Catégorie parente: Science
Catégorie : Astronomie
S. f. (Astronomie) est l'un des corps célestes que l'on met ordinairement au nombre des planètes, mais qu'on doit regarder plutôt comme un satellite, ou comme une planète secondaire. Voyez PLANETE et SATELLITE.

La lune est un satellite de notre terre, vers laquelle elle se dirige toujours dans son mouvement comme vers un centre, et dans le voisinage de laquelle elle se trouve constamment, de façon que si on la voyait du soleil, elle ne paraitrait jamais s'éloigner de nous d'un angle plus grand que dix minutes.

La principale différence que l'on aperçoit entre les mouvements des autres planètes et celui de la lune se peut aisément concevoir : car puisque toutes ces planètes tournent autour du soleil qui est à peu près au centre de leur mouvement, et puisqu'il les attire, pour ainsi dire, à chaque instant, il arrive delà qu'elles sont toujours à peu près à la même distance du soleil, au-lieu qu'elles s'approchent quelquefois considérablement de la terre, et d'autres fois s'en éloignent considérablement. Mais il n'en est pas tout à fait de même de la lune, on doit la regarder comme un corps terrestre. Ainsi selon les lois de la gravitation elle ne peut guère s'éloigner de nous, mais elle est retenue à peu près dans tous les temps à la même distance.


Création : 1 Décembre 1765

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ENCYCLOPÉDIE

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Écrit par : Denis Diderot (*)
Catégorie parente: Science
Catégorie : Philosophie
S. f. (Philosophie) Ce mot signifie enchainement de connaissances ; il est composé de la préposition grecque εγ, en, et des substantifs κύκλος, cercle, et παιδεία connaissance.
En effet, le but d'une Encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre, d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de le transmettre aux hommes qui viendront après nous ; afin que les travaux des siècles passés n'aient pas été des travaux inutiles pour les siècles qui succéderont ; que nos neveux, devenant plus instruits, deviennent en même temps plus vertueux et plus heureux, et que nous ne mourions pas sans avoir bien mérité du genre humain.


Création : 1 Novembre 1755

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GENEVE

Détails
Écrit par : Jean le Rond d'Alembert (O)
Catégorie parente: Histoire
Catégorie : Histoire & Politique
(Histoire et Politique) Cette ville est située sur deux collines, à l'endroit où finit le lac qui porte aujourd'hui son nom, et qu'on appelait autrefois lac Leman.
La situation en est très-agréable ; on voit d'un côté le lac, de l'autre le Rhône, aux environs une campagne riante, des coteaux couverts de maisons de campagne le long du lac, et à quelques lieues les sommets toujours glacés des Alpes, qui paraissent des montagnes d'argent lorsqu'ils sont éclairés par le soleil dans les beaux jours. Le port de Genève sur le lac avec des jetées, ses barques, ses marchés, etc. et sa position entre la France, l'Italie et l'Allemagne, la rendent industrieuse, riche et commerçante. Elle a plusieurs beaux édifices et des promenades agréables ; les rues sont éclairées la nuit, et l'on a construit sur le Rhône une machine à pompes fort simple, qui fournit de l'eau jusqu'aux quartiers les plus élevés, à cent pieds de haut. Le lac est d'environ dix-huit lieues de long, et de quatre à cinq dans sa plus grande largeur. C'est une espèce de petite mer qui a ses tempêtes, et qui produit d'autres phénomènes curieux. Voyez TROMBE, SEICHE, etc. et l'hist. de l'acad. des Sciences des années 1741 et 1742. La latitude de Genève est de 46d. 12'. sa longitude de 23d. 45'.


Création : 1 Novembre 1757

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AGRICULTURE

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Écrit par : Denis Diderot (*)
Catégorie parente: Physique particulière
Catégorie : Agriculture
S. f. (Ordre encycl. Histoire de la Nature. Philos. Science de la Nat. Botanique Agricult.) L'agriculture est, comme le mot le fait assez entendre, l'art de cultiver la terre. Cet art est le premier, le plus utile, le plus étendu, et peut-être le plus essentiel des arts. Les Egyptiens faisaient honneur de son invention à Osiris ; les Grecs à Cerès et à Triptoleme son fils ; les Italiens à Saturne ou à Janus leur roi, qu'ils placèrent au rang des dieux en reconnaissance de ce bienfait. L'agriculture fut presque l'unique emploi des patriarches, les plus respectables de tous les hommes par la simplicité de leurs mœurs, la bonté de leur âme, et l'élévation de leurs sentiments. Elle a fait les délices des plus grands hommes chez les autres peuples anciens. Cyrus le jeune avait planté lui-même la plupart des arbres de ses jardins, et daignait les cultiver ; et Lisandre de Lacédemone, et l'un des chefs de la République, s'écriait à la vue des jardins de Cyrus : O prince, que tous les hommes vous doivent estimer heureux, d'avoir su joindre ainsi la vertu à tant de grandeur et de dignité ! Lisandre dit la vertu, comme si l'on eut pensé dans ces temps qu'un monarque agriculteur ne pouvait manquer d'être un homme vertueux ; et il est constant du moins qu'il doit avoir le goût des choses utiles et des occupations innocentes. Hiéron de Syracuse, Attalus, Philopator de Pergame, Archelaus de Macédoine, et une infinité d'autres, sont loués par Pline et par Xenophon, qui ne louaient pas sans connaissance, et qui n'étaient pas leurs sujets, de l'amour qu'ils ont eu pour les champs et pour les travaux de la campagne. La culture des champs fut le premier objet du législateur des Romains ; et pour en donner à ses sujets la haute idée qu'il en avait lui-même, la fonction des premiers prêtres qu'il institua, fut d'offrir aux dieux les prémices de la terre, et de leur demander des récoltes abondantes. Ces prêtres étaient au nombre de douze ; ils étaient appelés Arvales, de arva, champs, terres labourables. Un d'entr'eux étant mort, Romulus lui-même prit sa place ; et dans la suite on n'accorda cette dignité qu'à ceux qui pouvaient prouver une naissance illustre. Dans ces premiers temps, chacun faisait valoir son héritage, et en tirait sa subsistance. Les consuls trouvèrent les choses dans cet état, et n'y firent aucun changement. Toute la campagne de Rome fut cultivée par les vainqueurs des nations. On vit pendant plusieurs siècles, les plus célèbres d'entre les Romains, passer de la campagne aux premiers emplois de la république, &, ce qui est infiniment plus digne d'être observé, revenir des premiers emplois de la république aux occupations de la campagne. Ce n'était point indolence ; ce n'était point dégoût des grandeurs, ou éloignement des affaires publiques : on retrouvait dans les besoins de l'état nos illustres agriculteurs, toujours prêts à devenir les défenseurs de la patrie. Serranus semait son champ, quand on l'appela à la tête de l'armée Romaine ; Quintius Cincinnatus labourait une pièce de terre qu'il possédait au-delà du Tibre, quand il reçut ses provisions de dictateur ; Quintius Cincinnatus quitta ce tranquille exercice, prit le commandement des armées, vainquit les ennemis, fit passer les captifs sous le joug, reçut les honneurs du triomphe, et fut à son champ au bout de seize jours. Tout dans les premiers temps de la république et les plus beaux jours de Rome, marqua la haute estime qu'on y faisait de l'agriculture : les gens riches, locupletes, n'étaient autre chose que ce que nous appellerions aujourd'hui de gros laboureurs et de riches fermiers. La première monnaie, pecunia à pecu, porta l'empreinte d'un mouton ou d'un bœuf, comme symboles principaux de l'opulence : les registres des questeurs et des censeurs s'appelaient pascua. Dans la distinction des citoyens Romains, les premiers et les plus considérables furent ceux qui formaient les tribus rustiques, rusticae tribus : c'était une grande ignominie, d'être réduit, par le défaut d'une bonne et sage économie de ses champs, au nombre des habitants de la ville et de leurs tribus, in tribu urbana. On prit d'assaut la ville de Carthage : tous les livres qui remplissaient ses bibliothèques furent donnés en présent à des princes amis de Rome ; elle ne se réserva pour elle que les vingt-huit livres d'agriculture du capitaine Magon. Decius Syllanus fut chargé de les traduire ; et l'on conserva l'original et la traduction avec un très-grand soin. Le vieux Caton étudia la culture des champs, et en écrivit : Cicéron la recommande à son fils, et en fait un très-bel éloge : Omnium rerum, lui dit-il, ex quibus aliquid exquisitur, nihil est agriculturâ melius, nihil uberius, nihil dulcius, nihil homine libero dignius. " De tout ce qui peut être entrepris ou recherché, rien au monde n'est meilleur, plus utile, plus doux, enfin plus digne d'un homme libre, que l'agriculture ". Mais cet éloge n'est pas encore de la force de celui de Xénophon. L'agriculture naquit avec les lois et la société ; elle est contemporaine de la division des terres. Les fruits de la terre furent la première richesse : les hommes n'en connurent point d'autres, tant qu'ils furent plus jaloux d'augmenter leur félicité dans le coin de terre qu'ils occupaient, que de se transplanter en différents endroits pour s'instruire de bonheur ou du malheur des autres : mais aussi-tôt que l'esprit de conquête eut agrandi les sociétés et enfanté le luxe, le commerce, et toutes les autres marques éclatantes de la grandeur et de la méchanceté des peuples ; les métaux devinrent la représentation de la richesse, l'agriculture perdit de ses premiers honneurs ; et les travaux de la campagne abandonnés à des hommes subalternes, ne conservèrent leur ancienne dignité que dans les chants des Poètes. Les beaux esprits des siècles de corruption, ne trouvant rien dans les villes qui prêtât aux images et à la peinture, se répandirent encore en imagination dans les campagnes, et se plurent à retracer les mœurs anciennes, cruelle satyre de celles de leur temps : mais la terre sembla se venger elle-même du mépris qu'on faisait de sa culture. " Elle nous donnait autrefois, dit Pline, ses fruits avec abondance ; elle prenait, pour ainsi dire, plaisir d'être cultivée par des charrues couronnées par des mains triomphantes ; et pour correspondre à cet honneur, elle multipliait de tout son pouvoir ses productions. Il n'en est plus de même aujourd'hui ; nous l'avons abandonnée à des fermiers mercenaires ; nous la faisons cultiver par des esclaves ou par des forçats ; et l'on serait tenté de croire qu'elle a ressenti cet affront ". Je ne sai quel est l'état de l'agriculture à la Chine : mais le père du Halde nous apprend que l'empereur, pour en inspirer le goût à ses sujets, met la main à la charrue tous les ans une fois ; qu'il trace quelques sillons ; et que les plus distingués de sa cour lui succedent tour-à-tour au même travail et à la même charrue.



Création : 28 Juin 1751

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LOGIQUE

Détails
Écrit par : Auteur anonyme
Catégorie : Logique
S. f. (Philol.) la logique est l'art de penser juste, ou de faire un usage convenable de nos facultés rationnelles, en définissant, en divisant, et en raisonnant. Ce mot est dérivé de , terme grec, qui rendu en latin est la même chose que sermo, et en français que discours ; parce que la pensée n'est autre chose qu'une espèce de discours intérieur et mental, dans lequel l'esprit converse avec lui-même.

La logique se nomme souvent dialectique, et quelquefois aussi l'art canonique, comme étant un canon ou une règle pour nous diriger dans nos raisonnements.


Création : 1 Décembre 1765

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CALENDRIER

Détails
Écrit par : Jean le Rond d'Alembert (O)
Catégorie parente: Science
Catégorie : Astronomie
S. m. (Histoire et Astronomie) c'est une distribution de temps accommodée aux usages de la vie ; ou bien c'est une table ou un almanach qui contient l'ordre des jours, des semaines, des mois, des fêtes, etc. qui arrivent pendant le cours de l'année. Voyez TEMS, ANNEE, MOIS et FETE.


Création : 1 Janvier 1752

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NOËL

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Écrit par : Louis de Jaucourt (D.J.)
Catégorie parente: Science de Dieu
Catégorie : Histoire ecclésiastique
(Histoire ecclésiastique) personne n'ignore que c'est la fête de la nativité de J. C. Voyez NATIVITE DE J. C.

Neuf jours devant la célébration de cette sainte fête, on chante dans l'église catholique les antiennes qu'on appelle des OO ; parce qu'elles commencent toutes par O, et ces sortes de cantiques sacrés ne peuvent tendre qu'à l'édification ; mais il n'en était pas de même de la manière dont la fête de Noë se faisait encore à Valladolid au milieu du dernier siècle. On y employait les mêmes extravagances qu'à la fête des fous dans notre barbarie : des masques grotesques, des habits de mascarades, des danses dans l'église avec des tambours de basque et des violons, s'accordaient aux orgues qui sonnaient des chaconnes ; et le peuple criait victor à celui qui chantait le mieux un villaneio d'une mule qui rue, etc. Les lumières de l'esprit qui ne percent que fort tard, ont enfin dissipé partout ces sortes d'indécences. (D.J.)


Création : 1 Décembre 1765

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LAVÉ

Détails
Écrit par : Auteur anonyme
Catégorie parente: Physique particulière
Catégorie : Maréchallerie
(Maréchallerie) le poil lavé se dit de certains poils du cheval qui sont pâles ou de couleur fade. Les extrémités lavées. Voyez EXTREMITES.

Création : 1 Décembre 1765

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