ou LE CONTRE-AMOUR, s. m. (Mythologie) fils de Venus et de Mars. On dit que Venus se plaignant à Themis de ce que l'Amour restait toujours enfant, Themis lui répondit : et il restera tel, tant que vous n'aurez point d'autre fils. Sur cette réponse, la déesse galante écouta le dieu de la guerre ; le Contre-amour naquit, et le premier fils de Venus devint grand. Ils ont l'un et l'autre des ailes, un carquois et des flèches. On les a grouppés plusieurs fois : on les voit dans un bas-relief ancien, se disputant une branche de palmier. Pausanias parle d'une statue de l'Anteros, où ce dieu tenait deux coqs sur son sein, par lesquels il tâchait de se faire becqueter la tête. Il jouit des honneurs divins : les Athéniens lui élevèrent des autels. Cupidon fut le dieu de l'amour ; Anteros, le dieu du retour.
(Mythologie) on adorait Venus au mont Liban sous ce nom ; elle y était représentée dans l'affliction que lui cause la nouvelle de la blessure d'Adonis, la tête appuyée sur la main gauche, et couverte d'un voile, de dessous lequel on croyait voir couler ses larmes.
(Mythologie) fêtes instituées en l'honneur d'Apollon à Egialée, où l'on dit qu'il se retira avec Diane sa sœur après la défaite de Python, et d'où l'on ajoute qu'ils furent chassés par les habitants. Mais peu de temps après la retraite des deux divinités en Crète, où elles se réfugièrent, la peste s'engendra dans Egialée, et y fit de grands ravages. L'oracle consulté sur les moyens d'écarter ce fléau, répondit qu'il fallait députer en Crète sept jeunes filles et sept jeunes garçons, afin d'engager Apollon et Diane à revenir dans la ville ; ce qui fut exécuté : les deux divinités revinrent, et la peste cessa. Ce fut en mémoire de cet événement que dans les fêtes appelées apollonies, on faisait sortir de la ville tous les ans le même nombre de filles et de garçons, comme s'ils allaient encore chercher Apollon et Diane.