• Arts & métiers
  • Histoire
  • Histoire naturelle
  • Religion
  • Logique
  • Morale
  • Science
  • Physique particulière
  • Beaux-arts
  • Non classifié
Encyclopédie de Diderot
  1. Vous êtes ici :  
  2. Accueil
  3. Physique particulière
  4. Physiologie

ARCHÉE

Détails
Écrit par : Pierre Tarin (L)
Catégorie : Physiologie
S. m. (Physiologie) ce mot signifie ancien dans sa propre étymologie. Basîle Valentin et autres Chimistes abusèrent de ce mot qu'ils convertirent en den natur-knaben, appelant ainsi le principe qui détermine chaque végétation en son espèce. Paracelse admit l'archée, et Vanhelmont voulut exprimer par-là un être qui ne fût ni l'esprit pensant, ni un corps grossier et vulgaire ; mais quelque être moyen qui dirigeât toutes les fonctions du corps sain, guérit les maladies dans lesquelles il erre, ou même entre quelquefois en délire, etc. Ce qui a engagé ces Philosophes à se forger ces hypothèses, c'est qu'ils ont Ve que le corps humain était construit avec un art si merveilleux, et suivant les lois d'une mécanique si déliée, qu'ils ont cru en conséquence qu'un aussi grand nombre de fonctions, si subtilement enchainées entr'elles, ne pouvaient jamais se faire sans le secours de quelque intelligence qui présidât à tout : mais ils ne voulurent point accorder ce ministère à l'âme, parce qu'il leur semblait qu'il s'ensuivrait de-là que nous eussions dû savoir ce qui se passe au-dedans de nous-mêmes, et pouvoir commander à toutes nos fonctions, sans excepter celles qu'on nomme vitales. Cette opinion ne mérite pas d'être réfutée ; je ne crois pas que Vanhelmont ait été assez insensé pour croire vrai tout ce qu'il a écrit sur son archée ; et lorsqu'il dit que l'archée a faim ou soif, digère, choisit, expulse, etc. il n'a sans doute voulu dire autre chose, sinon que c'est une puissance inconnue qui fait tout cela dans l'homme ; car qu'importe qu'on avoue ignorer la cause de quelqu'action, ou qu'on la mette dans un être imaginé dont on ne connait ni l'existence, ni la nature, ni les affections, ni la façon d'agir ? Mais pour nous, nous connaissons plusieurs causes mécaniques des fonctions du corps : nous savons qu'elles dépendent toutes d'une infinité de causes physiques connues, tellement rassemblées en un tout, qu'elles forment la vie et la santé, la conservent, et la rétablissent. Comment. Boerh. Voyez VIE et SANTE. (L)

Création : 28 Juin 1751
Clics : 2900

AVALER

Détails
Écrit par : Edme-François Mallet (G)
Catégorie : Physiologie
v. act. (Physiologie) Voyez DEGLUTITION.

On voit parmi les raretés qu'on conserve à Leyde, dans l'école d'Anatomie, un couteau de dix pouces de long, qu'un paysan avala, et fit sortir par son estomac. Ce paysan vécut encore huit ans après cet accident.

Une dame dont M. Greenhill parle dans les Transactions philosophiques, eut une tumeur au nombril, pour avoir avalé des noyaux de prunes. La tumeur étant venue à s'ouvrir d'elle-même, quelque temps après elle les rendit : mais elle mourut malgré le soin qu'on en prit. Une fille âgée de dix ans, qui demeurait auprès d'Hall en Saxe, avala en jouant un couteau de six pouces et demi de long ; la curiosité du fait engagea Wolfgang Christ Weserton, médecin de l'électeur de Brandebourg, à en prendre soin ; le couteau changea de place plusieurs fais, et cessa d'incommoder cette fille au bout de quelque mois : mais un an après on ne le sentit presque plus, tant il avait diminué : enfin il sortit par un abcès que sa pointe avait causé, trois travers le doigt au-dessous du creux de l'estomac ; mais il était extrêmement diminué, et la fille fut entièrement rétablie. Trants. phil. n°. 219. Voyez aussi les Mém. de l'acad. de Chir.


Création : 28 Juin 1751
Clics : 2035

Lire la suite : AVALER

ALIMENT

Détails
Écrit par : Jean le Rond d'Alembert (O)
Catégorie : Physiologie
S. m. (Physiologie) est tout ce qui peut se dissoudre et se changer en chyle par le moyen de la liqueur stomachale et de la chaleur naturelle, pour être ensuite converti en sang, et servir à l'augmentation du corps ou à en réparer les pertes continuelles. Voyez NOURRITURE, CHYLE, SANG, NUTRITION, etc. Ce mot est latin, et vient du verbe alere, nourrir.


Création : 28 Juin 1751
Clics : 2443

Lire la suite : ALIMENT

AGILITÉ

Détails
Écrit par : Pierre Tarin (L)
Catégorie : Physiologie
SOUPLESSE, s. f. (Physiologie) disposition au mouvement dans les membres ou parties destinées à être mues. Voyez MUSCLE et MUSCULAIRE. (L)

Création : 28 Juin 1751
Clics : 2895

ALBUMINEUX

Détails
Écrit par : Pierre Tarin (L)
Catégorie : Physiologie
adj. (Physiologie) suc albumineux, dans l'Oeconomie animale, est une espèce d'huîle fort fixe, tenace, glaireuse et peu inflammable, qui forme le sang et les lymphes des animaux. Ses proprietés sont assez semblables à celles du blanc-d'œuf ; c'est ce qui lui a fait donner le nom de suc albumineux. Voyez SUC et HUILE.


Création : 28 Juin 1751
Clics : 1909

Lire la suite : ALBUMINEUX

  1. ALIMENTAIRE
  2. ADOLESCENCE
  3. BOIRE
  4. COIT
  5. COECITÉ

Page 1 sur 7

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7

L'Encyclopédie

  • Accueil
  • Discours préliminaire
  • Planches
  • Cyclopædia
  • Furetière
  • Recherches sur l'Encyclopédie
  • Œuvres de d'Alembert
  • Edition critique ENCCRE
  • Wikisource