S. f. (Art militaire des anciens) phalarica ; c'était un dard d'une espèce particulière. Voici la description que Tite-Live en fait, l. XXI. Phalarica erat Saguntinis missîle telum, hastili oblongo, et cetera tereti, praeterquam ad extremum, ubi ferrum extabat. Et sicut in pilo quadratum in stupâ circumligabant, linebantque pice. Ferrum autem tres in longum habeat pedes, ut cum armis transfigère corpus posset. Sed id maximè, etiamsi haesisset in scuto, nec penetrasset in corpus, pavorem faciebat : quod cùm medium accensum mitteretur, conceptumque ipso motu multò majorem ignem ferret, arma omitti cogebat, nudumque militem ad insequentes ictus praebebat.
S. f. (Art militaire) c'est une sorte d'arme composée d'une hampe, et d'un fer large, aigu et tranchant au bout de la hampe. C'est une manière de halebarde très-propre à défendre un vaisseau à l'abordage. La lame est de 18 à 19 pouces de long, avec une cannelure au milieu, et la hampe est de bois de frêne.
S. m. (Art militaire) vieux mot qui se disait autrefois des traits et des pierres qui se jetaient dans les villes assiégées par le moyen des balistes et des catapultes, avant l'invention de la poudre. Ce mot s'appliquait tant à la machine qu'aux pierres qui étaient lancées par son moyen.
S. m. (Art militaire) ruse de guerre, ou artifice pour surprendre et tromper l'ennemi. Ce mot vient du grec , je commande une armée ; les anciens employaient beaucoup les stratagèmes ; mais les modernes font la guerre plus ouvertement ; Polyen et Frontin ont fait une collection des anciens stratagèmes de guerre. Voyez RUSES MILITAIRES. Chambers.
S. m. (Art militaire) machine très-simple qui sert dans l'artillerie à transporter du canon. Elle est composée d'une grande flèche de bois ou timon appuyé sur un aissieu à deux roues parderrière, et sur un avant-train par-devant. On attache le canon sur cette flèche avec une chaîne de fer ou de bons cordages. Mémoires d'Artillerie de Saint-Remy. (Q)