S. f. (Art militaire) on appelait ainsi une espèce de demi-pique dont les anciens se servaient. Elle avait cinq pieds et demi de long, et son fer avait trois faces aboutissantes en pointe ; on s'en servait à pied et à cheval : cette arme est encore en usage parmi les cavaliers arabes, ceux du royaume de Fez et de Maroc. Elle a environ huit pieds de longueur ; le bois Ve un peu en diminuant depuis le milieu jusqu'au talon, où il y a une espèce de rebord de plomb ou de cuivre, du poids d'une demi-livre ; la lance d'un grand pied de long très-aiguè et très-tranchante, de deux pouces ou environ dans sa plus grande largeur, avec une petite banderolle sous le fer. Les Maures se servent de cette javeline avec une adresse surprenante ; ils la tiennent à la main par les bouts des doigts et en équilibre ; et le poids qui est à l'extrémité du talon fait que le côté du fer est toujours plus long que vers le talon ; ce qui sert à faire porter le coup plus loin.
(Art militaire) soldat qui quitte son rang par paresse, maladie, faiblesse, ou quelqu'autre raison, et reste en arrière dans les marches. Les paysans ont tué les traineurs.
S. m. (Arme) des arquebuses vinrent les pistolets ou pistolets à rouet, dont le canon n'avait qu'un pied de long, c'étaient des arquebuses en petit. Ces armes furent appelées pistoles ou pistolets, parce que les premiers furent faits à Pistoye en Toscane. Les Allemands s'en servirent en France avec les François ; et les Reistres qui les portaient du temps de Henri II. étaient appelés pistoliers. Il en est fait mention sous le règne de François I. Les pistolets sont à l'usage de toutes les troupes à cheval. Il y a bien longtemps qu'ils sont à simple ressort, ainsi que les fusils et les mousquetons, car en 1658 l'usage des pistolets à rouet n'était pas encore aboli. (D.J.)
S. f. (Art militaire) c'est l'art de se servir du mousquet ; c'est en général toute troupe armée de mousquet, et c'est aussi la décharge de ces troupes.