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Encyclopédie de Diderot
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  4. Chimie

ALLIER

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Écrit par : Denis Diderot (*)
Catégorie : Chimie
v. a. (Chimie) c'est mêler différents métaux en les faisant fondre ensemble, comme lorsqu'on fond ensemble du cuivre, de l'étain, et quelquefois de l'argent, pour faire des cloches, des statues, etc. V. METAL ou AIRAIN DE CORINTHE, ALLIAGE.

En alliant l'or et l'argent ensemble, il faut beaucoup d'or pour jaunir l'argent, et il faut peu d'argent pour blanchir l'or.

Les Indiens allient l'or avec l'émeri d'Espagne pour en augmenter la quantité, comme les Européens allient le cuivre avec la pierre calaminaire.


Création : 28 Juin 1751
Clics : 2271

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ALUDEL

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Écrit par : Paul-Jacques Malouin (M)
Catégorie : Chimie
S. m. terme de Chimie, qui se dit des vaisseaux qui servent à sublimer les fleurs des minéraux. Voyez SUBLIMATION, etc.

Les aludels consistent dans une suite de tuyaux de terre ou de fayence, ou plutôt ce sont des pots ajustés les uns sur les autres, qui vont en diminuant à mesure qu'ils s'élèvent ; ces espèces de pots sont sans fond, si ce n'est le dernier qui sert de chapiteau aveugle.

Le premier aludel s'ajuste sur un pot qui est placé dans le fourneau ; et c'est dans ce pot d'en-bas qu'on met la matière qui doit être sublimée. En un mot les aludels sont ouverts par les deux bouts, à l'exception du premier et du dernier : le premier est fermé par son fond, et le dernier est fermé par son sommet.


Création : 28 Juin 1751
Clics : 2664

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AURUM MUSICUM

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Écrit par : Denis Diderot (*)
Catégorie : Chimie
(Chimie) c'est de l'étain qu'on a sublimé par le moyen du mercure, et auquel on a donné la couleur d'or par le simple degré de feu qui convient à cette opération. Nul autre métal ne se sublime de même, excepté le zinc qu'on peut substituer à l'étain ; ce qui a fait dire à M. Homberg, que le zinc contient de l'étain.

Pour avoir l'aurum musicum, prenez, dit J. Kunckel, de arte vitrariâ, lib. III. parties égales d'étain, de vif-argent, de soufre, et de sel ammoniac ; faites fondre l'étain sur le feu, et versez-y votre vif-argent, et laissez-les refroidir ensemble ; faites fondre le soufre ensuite, et mêlez-y le sel ammoniac bien pulvérisé, et laissez refroidir de même ; broyez-les ensuite avec soin ; joignez-y l'étain et le vif-argent, que vous y mêlerez bien exactement, et les réduisez en une poudre déliée ; mettez le tout dans un fort matras à long cou, que vous luterez bien par le bas. Observez que les trois quarts du matras doivent demeurer vides : on bouche le haut avec un couvercle de fer-blanc, qu'on lutera pareillement, et qui doit avoir une ouverture de la grosseur d'un pais, pour pouvoir y faire entrer un clou, afin qu'il n'en sorte point de fumée. Mettez le matras au feu de sable, ou sur les cendres chaudes ; donnez d'abord un feu doux, que vous augmenterez jusqu'à ce que le matras rougisse ; vous ôterez alors le clou pour voir s'il vient encore de la fumée ; s'il n'en vient point, laissez le tout trois ou quatre heures dans une chaleur égale ; vous aurez un très-bon aurum musicum, qui est très-propre à enluminer, à peindre les verres, et à faire du papier doré.


Création : 28 Juin 1751
Clics : 1635

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ACIDITÉ

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Écrit par : Paul-Jacques Malouin (M)
Catégorie : Chimie
S. f. (Chimie) qualité qui constitue un corps acide, c'est-à-dire, ce sentiment d'aigreur, ce goût qu'excitent les acides en piquant la langue. Voyez ACIDE, GOUT, etc.

Un peu d'acide de vitriol communique à l'eau une agréable acidité. Le vinaigre et le verjus ont une différente sorte d'acidité.

On empêche que les acidités ne prédominent dans les corps et ne viennent à coaguler le sang, soit en les corrigeant et les émoussant par des sels alkalis, ou par des matières absorbantes, soit en les enveloppant dans des matières grasses : ainsi le lait, l'huile, ou les alkalis, émoussent les acides du sublimé corrosif, qui est un poison corrodant, par les acides du sel marin, dont l'action est augmentée par le mercure qui y est joint. Le sublimé corrosif est un mercure réduit en forme seche et saline par l'acide du sel commun. Voyez SUBLIME CORROSIF.


Création : 28 Juin 1751
Clics : 3571

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ANTIMOINE

Détails
Écrit par : Urbain de Vandenesse (N)
Catégorie : Chimie
S. m. (Histoire naturelle et Chimie) c'est un minéral métallique, solide, friable, assez pesant, qu'on trouve enfermé dans une pierre dure, blanchâtre, et brillante, qu'on appelle gangue. On en sépare l'antimoine par la fusion ; après cette première préparation, on le nomme antimoine crud. Dans cet état il a une couleur de plomb ; c'est pourquoi les Alchimistes l'ont nommé le plomb des Philosophes, le plomb des sages, parce qu'ils ont prétendu que les sages devaient chercher le remède universel et le secret de faire l'or dans l'antimoine.


Création : 28 Juin 1751
Clics : 4834

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  1. ARSENIC
  2. AMANSES
  3. ALCREBIT
  4. AMALGAMATION
  5. ACCIL

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