S. m. (Commerce) espèce de monnaie qui était en usage en France vers l'an 1240, et qui valait un écu d'or fin ; il y en a eu de divers poids et de diverses valeurs. Ces pièces de monnaie portaient l'image de S. Michel, tenant une épée à la main droite, à la gauche l'écusson de France chargé de trois fleurs-de-lis, et ayant à ses pieds un serpent ou dragon. On en voyait du temps de Louis XI. Il y en a eu d'autres avec la figure d'un Ange qui portait les écus de France et d'Angleterre, et qu'on croit avoir été frappés sous le règne d'Henri VI. roi d'Angleterre, lorsque ce prince était maître de Paris. Ces derniers angelots ne valaient que quinze sous : on sent assez que ces pièces de monnaie tiraient leur nom de l'Ange, dont elles portaient l'empreinte. (G)
(Commerce) vieux mot de Commerce qui signifie, mettre les marchandises et les denrées qui s'apportent dans les marchés à un certain prix, les taxer, les estimer. Voyez AFFORAGE. (G)
ou ACHTELING, s. (Commerce) mesure de grains dont on se sert en quelques endroits de Hollande. Deux hoeds de Gormiheng font cinq achtendeelents. Vingt-huit achtendeelents d'Aspesen en font 32 de Rotterdam, mais il n'en faut que 26 de ceux de Worcum ; 29 achtendeelents de Delft font 12 viertels d'Anvers, quatre achtendeelents 24/35 de Delft, font le hoed de Bruges. Voyez VIERTEL et HOED. (G)
S. m. (Commerce) monnaie d'argent de Moscovie, qui vaut trois copées, et la copée vaut quinze sous deux deniers. Ainsi l'altin vaut quarante-cinq sous six deniers de France. Voyez COPEE.
S. m. (Commerce) petite monnaie de Cologne, qui vaut deux creuzers, et le creuzers vaut un sol six deniers, et 6/13 de denier ; ainsi l'albus vaut neuf deniers 3/13 de France.