• Arts & métiers
  • Histoire
  • Histoire naturelle
  • Religion
  • Logique
  • Morale
  • Science
  • Physique particulière
  • Beaux-arts
  • Non classifié
Encyclopédie de Diderot
  1. Vous êtes ici :  
  2. Accueil
  3. Physique particulière
  4. Pêche

FARILLON

Détails
Écrit par : Denis Diderot (*)
Catégorie : Pêche
S. m. terme de Pêche usité dans le ressort de l'amirauté de Poitou, ou des sables d'Olone ? c'est le nom qu'on donne à la pêche au feu, dont voici la description telle qu'elle se pratique par les pêcheurs du cap Breton. On y prend des éguilles ou orphies. Elle commence en même temps que celle des mêmes poissons, aux rets nommés veltes, c'est-à-dire au mois de Mars, et elle finit à la fin de Juillet. Elle ne se peut faire que de nuit. Ce sont les bateaux ou chaloupes des barques qui sont dans le port qui s'y occupent. La chaloupe est armée de six personnes, cinq hommes et un mousse. Un des hommes de l'équipage entretient le farillon, qui est placé avant. Le farillon est une espèce de ces anciens réchauts portatifs, que l'on mettait aux coins des rues pour éclairer la nuit. Le foyer a une douille de fer d'environ douze pouces de long, et un manche de quatre pieds de long. Le feu est composé d'éclats de vieilles douves de barriques, vuidanges de brai ou de gaudron, coupées de demi-coudée de long. Deux hommes nagent, et trois lancent la fouanne, le salet, ou salin, dans les lits ou bouillons d'orphies, qui sont attirées par la lumière du farillon qui frappe et éclaire la surface de l'eau. Quelquefois ces poissons s'attroupent en si grande quantité, que l'on en prend cinq à six d'un seul coup ; et comme le bateau avance toujours doucement à la rame, le poisson n'est point effarouché par le jet des fouannes que les pêcheurs dardent.


Création : 1 Octobre 1756
Clics : 1569

Lire la suite : FARILLON

ETALIERE

Détails
Écrit par : Auteur anonyme
Catégorie : Pêche
(RETS DE BASSES-) terme de Pêche, sorte de rets que les pêcheurs du ressort de l'amirauté de Coutances, tendent à-peu-près de la même manière que les filets flottés, dont on se sert dans les coudes ou les anses, où la marée montante apporte avec elle à la côte beaucoup de varech, et où il n'est pas possible d'établir des pêcheries toutes montées sur piquets. les pêcheurs de Briqueville tendent leurs étalières en demi-cercle, enfouissant le pied du filet, comme on le pratique aux rets flottés, afin que le rets prête et s'abaisse à mesure que le varech passe dessus, et pour empêcher que les herbes n'assujettissent le filet, en ensablant ou chargeant de varech les rabans qui en tiennent la tête ; outre quelques flottes de liege, les pêcheurs mettent dans le milieu de leur tente deux à trois piquets, hauts de dix pouces environ ; ils servent à contenir les rabans, et à faire ouvrir plus facilement l'étalière au reflux, car l'étalière ne prend rien que de marée baissante.


Création : 1 Octobre 1756
Clics : 1857

Lire la suite : ETALIERE

GORD

Détails
Écrit par : Denis Diderot (*)
Catégorie : Pêche
ou GORRE, s. m. (Pêche) espèce de pêcherie composée de plusieurs parties, dont la première s'appelle gord ; ce sont deux rangs de perches ou palissades convergentes d'un côté, et par conséquent divergentes de l'autre ; elles conduisent le poisson qui entre par le côté le plus large, dans un verveux ou guidau fixé au bout le plus étroit. L'embouchure du gord est quelquefois à-mont et quelquefois à-val, suivant le mouvement de la marée. Il suit de ce qui précède, que la palissade sert comme d'entonnoir au guideau qui la termine, et que les gords ressemblent beaucoup aux bouchots.


Création : 1 Novembre 1757
Clics : 2872

Lire la suite : GORD

FOLLES

Détails
Écrit par : Denis Diderot (*)
Catégorie : Pêche
S. f. terme de Pêche, c'est un filet avec lequel on prend des rayes, anges, turbots et autres gros poissons. Il y en a de deux espèces, de flottées et de non flottées. Les folles flottées ont le haut du filet garni de flottes de liège ; elles se tendent sur les sables au pied des bancs, ou à la chute des écores, des basses, et dans les lieux où il ne reste que quelques pieds d'eau. Le filet est arrêté par le pied d'espace en espace, par les deux bouts. Au moyen des flottes dont il est garni, il joue et reste libre ; ainsi il arrête de bord et d'autre les poissons qui s'avancent pendant la marée vers la côte, d'autant plus facilement qu'ayant environ deux brasses de haut, il forme un ventre, une bourse ou follée, qui reçoit et retient tout ce qui se présente.


Création : 1 Novembre 1757
Clics : 1562

Lire la suite : FOLLES

GUIDAUX

Détails
Écrit par : Louis-Jacques Goussier (D)
Catégorie : Pêche
GUIDELÉS, QUIRIATES, QUIDIATES, HAUTS ÉTALIERS, terme de Pêche ; c'est une sorte de filet composé de mailles de diverses grandeurs ; il a la forme d'un sac de rets, ou d'une chausse d'apothicaire, à cette différence près, que le bout en est plus long, et qu'il finit en pointe émoussée.

Cette espèce de chausse a en tout environ trois brasses et demie ou quatre brasses, le haut une brasse de plus que le bas ; ce qui donne une ouverture d'environ sept à huit pieds de large.

Pour établir ce filet, on plante sur les fonds de fortes perches ou de petits poteaux de la longueur de neuf à dix pieds ; ils sont enfoncés entre les roches ou dans le terrain d'environ deux pieds ; ce qui les fait sortir d'environ sept à huit pieds, pour soutenir les pieux à l'ebbe et à la marée ; ils ont chacun deux étais frappés d'un bout sur la tête du pieux et de l'autre à un piquet convenablement éloigné. Ces pieux des bouts de la rangée sont en cone chacun, soutenu par un étai, l'un dans l'eau, et l'autre vers la tête.


Création : 1 Novembre 1757
Clics : 1549

Lire la suite : GUIDAUX

  1. GOULETS
  2. GABAROTE
  3. FORCIERES
  4. GOBLETTES
  5. FOURRÉE

Page 6 sur 15

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10

L'Encyclopédie

  • Accueil
  • Discours préliminaire
  • Planches
  • Cyclopædia
  • Furetière
  • Recherches sur l'Encyclopédie
  • Œuvres de d'Alembert
  • Edition critique ENCCRE
  • Wikisource
  • Mentions légales et politique de confidentialité